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Les conséquences du changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Au cours des 20 dernières années, 90% des catastrophes climatiques majeures ont été causées par des inondations, des sécheresses et d’autres événements liés à l’eau. L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus touchées par ces événements climatiques extrêmes, et doit donc faire face aux conséquences qui les accompagnent.


Tout d’abord, ces changements climatiques entraînent des dégâts humains. En effet, d’après un rapport sur “l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde” rédigé par plusieurs institutions spécialisées de l’ONU (UNICEF, Programme Alimentaire Mondial, OMS…), les populations locales sont les premières victimes des dégâts causés par les phénomènes climatiques extrêmes. En particulier, la désertification, définie comme un processus de dégradation des sols, entraînant une aridification et une sécheresse locales, a un impact significatif sur les activités agricoles. La terre devient alors moins fertile et le territoire possède de moins en moins de terres arables. Pourtant, les économies africaines sont souvent dépendantes de leurs exportations agricoles. La désertification est donc responsable de la diminution des revenus des populations et de la performance économique de la région. 

De plus, la désertification est à l’origine de la diminution des ressources essentielles des populations puisqu’elle est aussi liée à la raréfaction de l’eau, qui est un phénomène tout aussi préoccupant. Cependant, cela s’ajoute à un accès déjà faible ou de mauvaise qualité à celle-ci dans plusieurs villages de la région de Saint-Louis dans laquelle nous intervenons au Sénégal. C’est par exemple le cas dans l’école de Ndieguene Peulh.


Dans le même temps, les inondations représentent elles aussi un réel danger pour les populations d'Afrique de l'Ouest, paradoxalement à la désertification et à la raréfaction de l'eau. Prolifération de rongeurs et d’insectes porteurs de maladies, contamination de l’eau, infrastructures endommagées, perturbation des services de santé et destruction des cultures font partie des effets entraînés par les inondations. Au cours de nos différentes missions au Sénégal, nous sommes aussi témoins des conséquences de ces inondations. Celles de novembre 2024 ont entre autres compromis les travaux de construction d’une nouvelle salle de classe et de la réhabilitation de la salle de classe “coup de pouce” dans l’école de Khar Yallah au Sénégal.


Par ailleurs, les conséquences sur la biodiversité sont aussi notables. En effet, l’étendue et la densité de la désertification contribuent à la perte de la biodiversité dans certaines régions arides. On observe également l’avancée de la déforestation, puisque depuis 1990, la superficie forestière a diminué globalement de 3% avec des diminutions nettes dans les tropiques. Or, la diminution de la superficie forestière est aussi liée à la désertification, à l’érosion des sols ainsi qu’au dérèglement du cycle de l’eau. 


Pour conclure, l’interdépendance des phénomènes climatiques extrêmes tend à amplifier leurs conséquences et à complexifier leur appréhension. Aujourd’hui, l’Afrique de l’Ouest est une zone particulièrement sensible aux changements climatiques en cours depuis les années 90, et on l’estime comme étant la troisième région du monde la plus vulnérable à ces perturbations.

 
 
 

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